Entretenir un Bateau à Moteur : Le Guide Ultime

guide entretien bateau à moteur

Dans ce guide, nous allons passer en revue la plupart des étapes et produits indispensables à l’entretien d’un bateau à moteur.

 

Du nettoyage à la rénovation des surfaces de votre bateau, jusqu’à l’entretien des éléments techniques comme les batteries ou le moteur, vous apprendrez à prendre le meilleur soin de votre bateau, à conserver sa valeur et prolonger sa durée de vie.

 

N’hésitez pas à établir un carnet de maintenance pour vous tenir à jour avec méthode de l’entretien de votre bateau, et ne pas risquer de faire passer à l’as des étapes essentielles !

 

Ainsi, vous pouvez inventorier vos tâches par thèmes : entretien de la coque, entretien du pont, entretien de l’électricité (batteries), entretien du moteur…

 

Si nous commencions par un conseil simplissime ?

 

Entretenir son bateau, cela commence par des gestes simples.

 

Ainsi, chaque fois que vous revenez d’une sortie en mer, si vous rincez votre bateau à l’eau claire de la coque à la cale en n’oubliant pas les boudins et les coussins, il vous en sera sans aucun doute reconnaissant.

   

Chapitre 1 : Nettoyage & Entretien de la Coque du Bateau

 

Un bateau construit en matériau composite / polyester est constitué principalement d’une résine en polyester, renforcée d’une fibre de verre.

 

L’entretien d’un bateau en fibre de verre et polyester est, de réputation, beaucoup moins contraignant que celui d’un bateau en acier ou en bois.

 

Quoi qu’il en soit, ce type de bateau n’en reste pas moins sujet à l’usure.

 

La dégradation de la fibre de verre située sous la résine en polyester, ou plus communément le gelcoat, est un phénomène que l’on appelle l’ « osmose ».

  osmose bateau

L’osmose est, en quelque sorte, la « maladie » de la coque en polyester, très redoutée des propriétaires de bateaux.

 

Cette maladie a fait des ravages sur les bateaux en polyester dans les années 60 et 70, lorsque les techniques de construction et de prévention étaient un peu moins avancées qu’aujourd’hui.

 

Cela ne veut pas dire que tous les bateaux contemporains sont à l’abri de l’osmose.

 

Lorsque, pour une raison naturelle ou technologique, l’eau pénètre à travers la résine, la réaction avec certains composants en polyester libère une substance acide, facilement détectable, qui déforme le gelcoat.

 

Apparaissent des craquelures et des cloques, qui laissent la fibre de verre à la merci de tous les vents… ou plutôt de toutes les eaux : mêmes celles provenant des fonds du bateau.

 

La fibre les absorbe alors comme une éponge.

 

Pour éviter l’osmose et des réparations longues et coûteuses, rien de tel que la prévention, qui commence par une résine de qualité, un entretien consciencieux, et qui peut être améliorée grâce à l’application d’un produit de traitement préventif qui forme une barrière étanche autour du gelcoat, sur la partie immergée du bateau (qu’on appelle « œuvres vives »).

 

Laisser le bateau passer l’hiver au sec est également à privilégier.

 

Nettoyer et entretenir son bateau à moteur n’équivaut pas exactement à faire le ménage chez soi… c’est pourquoi il est intéressant de se renseigner avant sur l’essentiel de la marche à suivre.

 

Nous allons tout d’abord voir comment nettoyer efficacement la coque polyester d’un bateau.

   

1/ Nettoyage / Entretien de la Coque Polyester du Bateau

 

La coque en polyester de votre bateau est en contact permanent avec l’eau.

 

Avec un séjour prolongé, des traces vont commencer à s’y installer, notamment au niveau de la ligne de flottaison.

 

Pour commencer, l’on pourrait être tenté d’utiliser des détergents ménagers ordinaires pour la phase de nettoyage.

 

Mais ce n’est pas vraiment conseillé !

 

Leur pH élevé, destiné à venir à bout de la graisse tenace, peut laisser des marques sur le bateau si le rinçage n’est pas parfait.

   

QUEL MATÉRIEL ?

  

– Une éponge

– OU un vaporisateur

– Un nettoyant coque du commerce

– Un nettoyant blanchisseur à base d’acide oxalique (facultatif).

 

Remarque : un shampoing déperlant / autoséchant permettra d’éviter coulures et auréoles pour un aspect plus net.

 

– Pour un nettoyage efficace, choisissez de travailler une douce journée ensoleillée (mais n’allez pas attraper un coup de soleil). Commencez par protéger les parties en métal / aluminium.

 

– Imbibez une partie de votre éponge de nettoyant et appliquez le produit soigneusement sur la coque ; vous pouvez aussi le vaporiser.

 

– Après 5 minutes, rincez le produit à l’eau douce, et renouvelez le nettoyage si des traces jaunes subsistent.

   

2/ Rénovation / Réparation de la Coque Polyester du Bateau

 

La vie trépidante de notre bateau le soumet à de nombreux chocs, petits ou grands, et à une usure latente.

 

Des rayures, des fissures, voire des perforations, le guettent ; et des réparations s’imposent, tant d’un point de vue esthétique que pour des raisons de sécurité, car la coque perd de sa résistance.

   

QUEL MATÉRIEL ?

 

– Gelcoat

– Masque de protection

 

Remarque : un shampoing déperlant / autoséchant permettra d’éviter coulures et auréoles pour un aspect plus net.

 

Si un éclat est visible sur votre gelcoat, vous pouvez le réparer grâce à la technique qui suit :

 

1/ Protégez les zones qui ne correspondent pas à votre zone de travail, en utilisant de l’adhésif de masquage pour peinture.

 

2/ Poncez la zone de travail, par exemple avec un papier de verre à grain 80-120.

 

3/ Dépoussiérez la surface des petites particules, affinez votre ponçage puis pour nettoyer la zone, utilisez de l’acétone ou du MEK.

 

4/ Préparez votre gelcoat. Attention à ne pas le préparer avant, puisque son temps de séchage est d’environ 15 minutes. En fonction des indications de la notice du produit, mélanger le gelcoat et le catalyseur (en général, 98 / 2 %).

 

5/ Appliquez le gelcoat avec un pinceau ou une spatule, en fonction de la profondeur de l’éclat. Veillez à ce que le produit ne déborde pas, car il sera difficile à retirer une fois durci.

 

6/ Patientez plusieurs heures avant de réitérer l’opération pour une 2ème, et éventuellement une 3ème couche.

 

7/ Patientez à nouveau 24 heures pour que le gelcoat durcisse complètement.

 

8/ Poncez le surplus de gelcoat (grain 220), ou éliminez-le à l’eau s’il est situé sur une latte ou une cale de ponçage.

 

S’il ne reste plus de creux, vous pouvez retirer l’adhésif de masquage et poncer l’intégralité de la surface, avec des papiers à grain de plus en plus fin.

 

9/ Pour une brillance parfaite, vous pouvez encore polir votre surface.

 

Voici une vidéo intéressante sur le sujet:

   

3/ Peinture de la Coque du Bateau

 

Peindre votre bateau lui apporte un entretien indispensable : ce soin particulier est à diviser entre les œuvres mortes, au-dessus de la ligne de flottaison, et les œuvres vives, la partie immergée de votre coque.

 

En effet, si une peinture marine « ordinaire » conviendra parfaitement à la couverture de la partie émergée, les œuvres vives peuvent être davantage protégées par une peinture antifouling qui empêchera à diverses salissures et coquillages de s’accrocher… comme une moule à son rocher.

 

Ces nouveaux amis très collants entraînent pertes de performance, de maniabilité, et dégâts matériels à terme.

 

La peinture antifouling, enrichie en biocides qui repoussent les organismes marins, est polluante et des alternatives existent : protéger la carène avec des films / bâches, du cuivre, des ultrasons, la nettoyer régulièrement sous l’eau… chacune présentant ses avantages et ses inconvénients.

 

Pour l’instant, l’antifouling reste la solution la plus utilisée.

   

QUELS PRODUITS UTILISER ?

 

Pour les œuvres mortes :

 

– Une peinture marine de bonne qualité

– OU une peinture polyuréthane à deux composants

– Un dégraissant

– De la résine époxy (facultatif)

– Une peinture primaire (facultatif)

 

Pour les œuvres vives :

 

– Un primaire d’antifouling

– Une peinture antifouling

(Ces antifoulings doivent être adaptés à votre support, à l’environnement plus ou moins sale, et compatibles avec ceux précédemment utilisés. Consultez leur notice)

 

Pour peindre :

 

– Un rouleau pour les grandes surfaces

– Un pinceau pour les petites surfaces

– Vêtements de protection (combinaison, gants, lunettes)

 

Pour caréner :

 

– Spatule

– Grattoir

– Nettoyeur haute pression

 

Pour les œuvres mortes :

 

– Travaillez sur une surface régulière, sans fissures.

– Dégraissez la coque du bateau avec le produit spécialisé.

– Poncez la surface fissurée avec un abrasif 100-240. Il faut se débarrasser des traces de la cire précédemment appliquée. Lavez, laissez sécher.

– Comblez les fissures avec de la résine époxy (pour les œuvres mortes, partie émergée de la coque, vous pouvez aussi utiliser du mastic polyester).

– Appliquez, sur la surface poncée, deux couches de peinture primaire (la sous-couche pour uniformiser la coque).

– Si vous utilisez une peinture à deux composants : mélangez le catalyseur et la base avec un bâton de mélange. Sur la totalité de la coque, appliquez deux couches de cette peinture.

   

Pour les œuvres vives (au-dessous de la ligne de flottaison) :

   

– Préparez votre bateau pour le carénage. Le bateau doit être sorti de l’eau, avec une grue ou une remorque par exemple. Opérer sur place à marée basse est illégal, à cause des répercussions écologiques.

 

– Carénez votre bateau en fonction de son état : il peut être nécessaire de décoller à l’aide d’une spatule, de gratter et décaper les impuretés accumulées ainsi que l’ancien antifouling avant de nettoyer et rénover la coque. Travaillez toujours avec une bâche sous votre bateau.

 

– Poursuivez en lavant vos œuvres vives au nettoyeur haute pression.

 

– Pour appliquer l’antifouling, choisissez une heure propice (par exemple, la fin de matinée) pour laisser le temps à votre peinture de sécher. Faites également en sorte que votre peinture soit tiède, en  plaçant par exemple le pot dans de l’eau chaude, pour que son application soit plus lisse et nette.

 

– Protégez votre ligne de flottaison avec une bande masquante pour ne pas la dépasser en peignant.

 

– Mélangez bien votre peinture avec un bâton pour mixer les composants et versez-la dans un bac à rouleau.

 

– Appliquez votre peinture, en la croisant bien verticalement et horizontalement.

 

– Appliquez une deuxième couche et des couches supplémentaires sur les surfaces les plus sujettes à l’érosion, notamment les embases, les hélices, les quilles (reportez-vous à la notice de votre produit pour le temps d’attente).

 

– Retirez la protection avant que la peinture ne sèche.

 

Pour en savoir plus sur la peinture:

   

4/  Polish (Faire briller) des coques de bateau

 

Le saviez-vous ?

 

Le polishage de votre bateau ne se contente pas de le faire briller.

 

Au fond, vous vous en doutiez… Il protège votre coque de la rouille, des souillures et de diverses détériorations.

 

La saleté glisse sur votre coque comme l’eau sur les plumes d’un canard… littéralement.

 

Pour savoir quand le polishage est d’actualité, étudiez la taille des gouttelettes quand vous passez le jet d’eau.

 

Si elles sont plus larges qu’une pièce d’1 cent, c’est peut-être le moment.

 

L’aspect éventuellement terni de la peinture est également un bon indice.

   

QUEL MATÉRIEL ?

 

– Une bouteille de polish

– Un pot de cire de finition

– Un chiffon

– Un coton à polir

– OU une peau de mouton à laine torsadée

– Une lustreuse électrique

 

– Pour appliquer le polish, utilisez un chiffon et procédez par mouvements circulaires, progressivement, sur de petites surfaces.

– Laissez poser jusqu’à ce qu’un voile se forme.

– Utilisez le coton à polir ou la lustreuse électrique avec des gestes doux.

– Appliquez au chiffon ou à la lustreuse une cire de finition.

– Pour un résultat encore plus probant, renouvelez l’opération un mois plus tard.

   

5/ Wrapping et protection autocollantes

   

Le wrapping (ou « covering »), en vogue depuis quelques années, est une alternative très intéressante à la peinture du bateau, lorsque le polishage ne suffit plus à lui rendre sa brillance.

 

En anglais, wrapping signifie emballage, et c’est un peu ce qu’il se passe ici… si ce n’est qu’on n’ajoute pas de nœud en ruban à ce joli papier cadeau.

 

Après avoir bien nettoyé la coque et s’être assuré qu’elle ne présentait pas d’avarie, il faut la dégraisser, la sécher, et appliquer le film en le déroulant à l’horizontale le long de la coque, du centre vers l’extérieur.

 

La technologie spécifique du covering assure qu’il n’y ait pas de bulles d’air une fois l’adhésif appliqué. Un vernis transparent scelle les bordures du film.

 

Cette technique résistante aux UV permet tout à la fois de protéger le gelcoat, de rénover et de personnaliser le bateau, puisque de nombreuses couleurs et impressions sont possibles sur ce film adhésif.

 

La durabilité garantie est la même que pour une peinture (environ 5 ans).

 

Pourquoi choisir le wrapping plutôt que la peinture ?

 

Bien que la peinture reste une solution tout à fait satisfaisante, le wrapping présente l’avantage d’avoir un temps d’application plus rapide, et un coût de 20 à 25% moins élevé.

  

Plus d’information en vidéo :

  

Chapitre 2 : Nettoyage & Entretien du Pont du Bateau

 

1/ Nettoyage / entretien des ponts de bateau en polyester

 

Si vous cherchiez un travail d’entretien simple, ne cherchez plus, et passez au nettoyage du pont de votre bateau en polyester…

 

Un peu de prévention : utiliser un paillasson et une protection de plat-bord est un bon début pour ne pas accueillir trop de saletés.

   

QUEL MATÉRIEL ?

 

– Une bouteille de nettoyant universel bateau de votre choix

– Un vaporisateur ménager

– Une éponge

 

– Diluez votre produit nettoyant universel selon les indications sur la bouteille.

– Appliquez le produit avec un vaporisateur, et laissez-le agir 15 minutes.

– Rincez le produit avec une éponge, puis au jet d’eau.

– Pour un fini parfait, passez la raclette sur la coque et le pont lorsque vous les avez nettoyés.

   

2/ Nettoyage / Entretien du Pont du Bateau en Teck

   

Le teck est un bois précieux, reconnu pour ses nombreuses propriétés.

 

Riche en oléorésine, sécrétion protectrice, il est notamment imperméable à l’eau, mais aussi imputrescible, résistant aux champignons et insectes, durable – armé contre les météos capricieuses, le sel et le soleil-, facile à travailler… résistant également aux produits chimiques, il se rend indispensable aux ponts de bateaux en bois, y émanant son odeur agréable.

 

En se protégeant naturellement, le teck perd progressivement son oléosine et prend une teinte grise.

 

Pour éliminer les saletés mais si l’on souhaite aussi lui rendre son éclat initial et éviter crevasses et échardes, l’on pourra le nettoyer et le rénover, mais aussi le huiler.

   

QUEL MATÉRIEL ?

 

Pour le nettoyage :

 

– Un mélange eau / shampooing doux fait maison

– OU un produit spécialisé de magasin, à diluer dans l’eau

 

Pour raviver :

 

– Un produit spécialisé dilué

 

Pour imperméabiliser / huiler :

 

– Une huile nourrissante spéciale teck (différentes teintes disponibles, pour un aspect naturel ou mouillé)

– OU un imprégnateur pour teck

 

Matériel :

 

– Une brosse douce en poil de soie,

– Et balai à brosse douce, brosse à ongle, brosse à dents… pour diverses surfaces et facilités d’accès.

 
 

D’abord, nettoyer !

 

Pour toutes les étapes du nettoyage, gare à l’abrasion !

 

Veillez à ne pas employer de technique trop agressive qui finirait par user la fibre la plus tendre de votre teck.

 

En effet, ce bois est composé de deux fibres, dont la plus tendre –et la plus fragile- contient l’oléosine.

 

Par exemple, n’utilisez en aucun cas de nettoyeur haute pression, et préférez les brosses douces.

 

En règle générale, nul n’est besoin de nettoyer son pont en teck trop souvent.

 

Par ailleurs, n’oubliez pas de rincer soigneusement toutes les surfaces nettoyées et traitées.

 

Les produits que vous utilisez ne doivent pas avoir le temps de sécher.

 

En général, laissez le produit agir quinze minutes à la surface.

 

Maintenant, à l’assaut des tâches…

 

– Passez un jet d’eau sur votre toute la surface de votre pont pour éliminer le gros des saletés.

 

– Commencez à frotter, dans le sens inverse des fibres du bois (perpendiculairement) pour un minimum d’abrasion, avec une brosse douce spécifique imprégnée du produit de votre choix.

 

Pour les surfaces larges, vous pouvez utiliser un balai – à brosse douce, toujours-.

 

Pour les surfaces plus difficiles d’accès, notamment sous le mobilier du pont, pensez aux brosses à ongles et brosses à dents… elles feront merveilleusement l’affaire. Les tampons à récurer sont également de bons alliés.

 

– Vous pouvez procéder par petites surfaces. Quand une surface est nettoyée, rincez complètement les saletés et l’excédent de savon au jet d’eau.

 

– Si vous souhaitez préserver l’évolution naturelle de la couleur du teck vers le gris, humidifiez une dernière fois votre pont avec de l’eau de mer, de manière à laisser le sel agir comme protecteur apte à retenir l’humidité.

 

Sinon, une étape supplémentaire vous attend pour raviver la couleur de votre bois :

 

– Si besoin, humidifiez à nouveau votre pont au jet d’eau, et brossez-le avec votre produit en procédant de la même manière que pour le nettoyage. Vous pouvez utiliser les mêmes brosses, à condition de les avoir rincées minutieusement.

 

– Rincez à nouveau, et laissez votre pont sécher complètement, notamment avant de procéder à son imperméabilisation (huilage).

 

REMARQUE : Certains produits conçus pour nettoyer le teck contiennent des substances chimiques, comme l’acide oxalique, qui peuvent être nocives pour la peau et les yeux, ou même pour des objets à proximité qui ne sont pas en teck (plastiques, métaux, marbre…). Lorsque vous les manipulez, évitez de les inhaler, portez des gants en caoutchouc, et gardez à portée de main de quoi rincer le produit, et protégez les objets qui ne doivent pas être traités par ce produit.

   

3/ Rénovation pont teck bateau

     

À présent, il faut huiler / imperméabiliser !

   

Tous les ans, vous allez avoir la chance de profiter d’une journée de beau temps pour bichonner votre pont en teck.

 

Huiler votre pont en teck va le protéger des UV et permettre à l’oléorésine de se régénérer, et limiter ainsi les fendillements.

 

– Utilisez un pinceau et appliquez une huile nourrissante spéciale teck sur toute la surface de votre pont. À la limite, un chiffon peut faire l’affaire à la place du pinceau. Veillez, en l’appliquant, à ce que le produit pénètre bien dans le teck.

 

Une alternative à l’huile ?

 

– Le « sealer » est un produit qui imperméabilise le bois tout en lui apportant sa ration d’huile annuelle.

     

Passons au vernissage

   

Vernir le teck de son bateau n’est pas indispensable, et beaucoup de propriétaires choisissent de laisser le teck travailler avec ses nombreuses qualités naturelles.

 

Mais tout comme le polish de la coque, le vernis ne se contente pas de faire briller votre surface : il protège véritablement votre bois. Véritable bouclier contre l’humidité, la saleté (notamment les tâches de graisse), la pollution, il peut également offrir une certaine protection contre les rayons UV du soleil si le fabricant y a ajouté un écran.

 

QUEL MATÉRIEL ?

 

– Du papier de verre à grain très fin

– Une ponceuse électrique (facultatif)

– Un pinceau en poil de soie doux

– Un vernis marin adapté, avec ou sans protection UV.

   

Si l’application est soignée, les résultats seront remarquables :

 

– Pour préparer votre pont, vous pouvez commencer par le poncer, dans le sens de la fibre, avec un papier à grain très fin ou une ponceuse électrique. Gardez une pression modérée et constante.

 

– Avec une brosse douce, éliminez la poussière créée par le ponçage.

 

Ces deux premières étapes représentent, en elles-mêmes, une première rénovation.

 

– Appliquez le vernis de votre choix avec le pinceau, toujours dans le sens de la fibre.

 

– Laissez cette première couche sécher, puis poncez-là délicatement pour offrir une bonne accroche à la seconde couche. Éliminez la poussière.

 

– Appliquez la seconde couche de vernis, et laissez reposer pendant au moins 24 heures.

 

– Pour un résultat vraiment brillant, vous pouvez appliquer jusqu’à 6 couches.

 

On ne vous a pas menti, le teck est extrêmement durable et résistant… ainsi, si vous devez procéder à une réfection des lames de votre teck de temps en temps, ce ne sera certainement pas tous les ans : la fréquence se compte plutôt en décennies.

   

Plus d’information en vidéo :

     

4/ Rénovation pont polyester bateau

   

Après quelques années d’utilisation intense, le pont polyester d’un bateau peut présenter de nombreux signes de fatigue : faïençages, petits éclats…

 

Pour ce genre d’usure sans gravité, une routine de rénovation simple peut donner un vrai coup de neuf à votre pont :

 

– Commencez par dégraisser votre pont.

– Poncez votre pont avec un papier abrasif 120 pour le dépolir, puis rincez les résidus à l’eau douce.

– Réparez les éclats avec de l’enduit époxy.

– Passez deux couches d’époxy au rouleau pour ragréer (faire disparaître les inégalités), et poncez à nouveau une fois que c’est sec.

– Passez une couche époxy opacifiante avant l’application de la laque (au rouleau ou au pinceau).

– Passez deux couches de laque bi composante (au rouleau ou au pinceau).

– Au rouleau, passez une à deux couches d’antidérapant bi composant.

 

REMARQUE : les laques bi composantes, présentées dans deux pots dont un durcisseur à mélanger avec la laque, sont conseillées pour ce genre de travaux, du fait de leur résistance à l’abrasion et aux diverses agressions extérieures, et de leur fini plus brillant et solide.

 

Chapitre 3 : Nettoyer les Fonds de Cale

   

Vous avez l’impression d’« être à fond de cale » en ce qui concerne le nettoyage ?

 

Vous vous sentez au bout de vos ressources ?

 

Mais vous n’allez tout de même pas négliger les cales, cet endroit clandestin où toute la lie de votre bateau s’est donnée rendez-vous…

 

Après avoir fait reluire votre bateau, pour être tout à fait zen, un petit nettoyage intérieur s’impose.

 

Il est recommandé de nettoyer les cales après avoir nettoyé le moteur.

   

1/ Assèchement des cales

   

En prévision de votre hivernage, ou simplement pour commencer ou parfaire le nettoyage de votre cale, votre pompe de cale vous permettra d’évacuer l’eau du bateau.

 

Vérifiez-en régulièrement le bon fonctionnement, et nettoyez-en le filtre. Si la vôtre est électrique, pensez à vous munir en supplément d’une pompe de cale manuelle, en cas de problème électrique.

 

Il faut néanmoins penser que tous les liquides ne sont pas bons à remettre à l’eau… Il faudra donc trouver une alternative écologique au rejet d’huile ou de fioul dans l’eau de votre mouillage.

 

Écoper avec un seau est une grosse éponge est une première solution. Un aspirateur « liquide et poussière » en est une autre : il va stocker vos déchets liquides.

 

Pour parfaire l’assèchement de vos cales, vous pouvez y vaporiser un liquide anticorrosif comme le WD-40 ou de l’antigel dans les endroits où de l’eau peut se nicher.

   

2/ Nettoyage des cales

   

Le nettoyage proprement dit se fera en fonction du niveau de saleté de la cale de votre bateau.

 

QUEL MATÉRIEL ?

 

– Une grosse éponge

– Un chiffon microfibre

– Une bouteille de nettoyant bateau

– OU de dégraissant type lessive St Marc (oxalique), savon noir ou industriel (nettoyant automobile).

 

En cas de déversement d’huile :

 

– Du produit dispersant huile

– Une raclette (type vitres et carrosserie pour voiture)

– Du dégraissant spécialisé

– Vous pouvez aussi utiliser un tissu spécialisé dans l’absorption de corps gras

 

Pour se débarrasser de l’huile accumulée :

 

– Récupérez dans un récipient l’huile qui flotte à la surface de l’eau.

– Ajoutez de l’eau et récupérez le liquide à nouveau, à l’écope.

– Utilisez le produit dispersant, et renouvelez l’opération : ajout d’eau + écopage.

– Raclez les surfaces.

– Séchez avec un chiffon et vaporisez du dégraissant spécialisé.

– Séchez une dernière fois.

 

Pour se débarrasser de la crasse, plusieurs options :

 

– Dans une cale plutôt sèche, récurez à la force du poignet avec votre produit de nettoyage bateau spécialisé.

– Dans une cale emplie d’eau, versez directement le produit dans l’eau et laissez faire les mouvements naturels du bateau pour que la dilution se répande, avant d’assécher la cale.

 

Chapitre 4 : Entretenir la Batterie de son Bateau

    batterie de bateau

Il est aussi indispensable d’entretenir la batterie de son bateau, que le bateau lui-même.

 

En effet, une négligence quelconque et la batterie peut se détériorer beaucoup plus rapidement que prévu.

 

De là à ce que le moteur ne démarre plus…

 

1/ Du bon usage des batteries

   

Pour faire bon usage de vos batteries, il faut d’abord les garder dans un endroit frais et aéré.

 

Il est également important de connaître leur type pour les manipuler en connaissance de cause.

 

Rechargez-les chaque fois que vous les utilisez, jusqu’au maximum de leur capacité.

 

Il faut également veiller à ne pas les soumettre à des charges trop intensives (surtension) et des décharges trop profondes : les tensions de charge et de décharge sont différentes en fonction du type de batterie (électrolyte liquide, électrolyte AGM ou électrolyte gélifié).

 

Il faut limiter au maximum la corrosion, qui survient à la fin d’un cycle de charge : la tension de la batterie devient élevée, ce qui dégrade les plaques positives.

 

Pour éviter cette usure, le chargeur de votre batterie doit si possible avoir trois cycles de charge (Boost, Absorption, et Floating).

   

2/ Du bon usage des chargeurs de quai

   

Pendant l’hivernage, il est fortement déconseillé de garder branché le chargeur de quai, à cause des risques d’incendie et d’assèchement des batteries.

   

3/ L’hivernage des batteries

   

Avant « d’abandonner » votre batterie pour l’hivernage, une petite marche à suivre :

 

Il est d’abord conseillé, pour les batteries à électrolyte liquide, de réaliser une charge d’égalisation.

 

Pour ce faire :

 

– Isolez la batterie des appareils auxquels elle se raccorde.

– Appliquez à votre batterie une tension de 15 à 16 volts, avec un courant maximum de 5 % de la capacité de la batterie.

 

Pour toutes vos batteries :

 

– Pensez à vérifier qu’elle est bien chargée, chargez-la au besoin.

(Une batterie lithium ne doit pas être chargée au delà de 60% pour l’hivernage).

– Débranchez-la avec le coupe-circuit.

– Stockez-la dans un endroit sec et froid. En effet, le froid ne lui sera pas néfaste, et évitera au contraire qu’elle se décharge trop vite.

– Graissez les plots avec une graisse spécialisée pour une meilleure isolation à l’humidité.

 

La rapidité de décharge de votre batterie dépendra de son type. Si c’est une batterie au plomb, type le plus classique, l’auto décharge peut aller jusqu’à 10% par mois. Les batteries plus modernes (gel, AGM, etc.) perdent entre 2 et 3% de charge par mois.

 

Pour pallier à cette décharge, vous pouvez utiliser un petit panneau solaire dédié.

 

Si la batterie se décharge et reste vide pendant plusieurs mois, une poudre formée de cristaux blancs (du sulfate de plomb) peut se former sur les plaques intérieures de la batterie : c’est la sulfatation, et la batterie perd en efficacité car sa recharge est bloquée et l’électrolyte perd ses molécules.

 

Le procédé de la charge d’égalisation peut aider à désagréger les cristaux. Des centres de maintenance proposent par ailleurs de restaurer les batteries sulfatées pour leur rendre leur performance.

 

Pour un moindre coût, mais d’une efficacité moins évidente, de petits appareils existent pour traiter ce problème et prolonger la durée de vie des batteries.

  

Plus d’information en vidéo :

  

Chapitre 5 : Protéger de l’Humidité et des Moisissures

   

Pour l’hivernage de votre bateau, un certain nombre de précautions sont à prendre pour limiter au maximum les méfaits d’une humidité qui persisterait à bord :

 

– Après son entretien annuel, laissez d’abord votre bateau sécher au soleil.

– Si vous le pouvez, entreposez-le dans un milieu fermé, dans un hangar, à l’abri des pluies.

– Vous pouvez en retirer les selleries, les laver, les sécher et même les talquer avant de les entreposer dans un endroit sec.

– Protégez le bateau d’une bâche voire d’un film rétractable positionné par un professionnel, surtout si le bateau doit rester dehors.

– Si vous le souhaitez et que le bateau n’est pas « filmé », profitez d’un jour sec et ensoleillé au cours de l’hivernage pour aérer le bateau…

   

1/ Système d’absorption d’humidité 

   

Pour garder un taux d’hygrométrie acceptable vous pouvez également faire usage, dans les pièces fermées du bateau, d’un système d’absorption d’humidité, comme il en existe plusieurs types :

 

– Les absorbeurs d’humidité les plus classiques se présentent sous forme de boîtes qui font passer l’air à travers une cartouche chimique (souvent du chlorure de calcium) absorbant l’humidité. Celle-ci est récoltée au fond du bac, qu’il faut vidanger après utilisation.

 

– Le perles de gel de silice ont cet avantage de pouvoir être réutilisées indéfiniment une fois l’eau évacuée au soleil / au  four / au four à micro-ondes. Vous pouvez vous les procurer dans un sac (un indicateur de couleur vous indique quand les perles ont atteint leur capacité maximum d’absorption), ou utiliser dans les petites pièces un déshumidificateur à perles de gel de silice, fonctionnant sur batterie, qui fera pour vous le travail de séchage et fonctionnera donc en boucle.

 

Le rythme d’entretien conseillé de votre système d’absorption d’humidité est d’une fois tous les deux mois.

   

2/ Traitement fongicide

   

Pour débarrasser le bateau des moisissures qui peuvent y apparaître, plusieurs solutions existent en fonction du problème.

 

N’oubliez pas d’utiliser des gants, notamment en manipulant des produits chimiques irritants pour la peau.

 

– Le meilleur ennemi du moisi, c’est bien sûr le soleil. Pour prévenir l’apparition de moisissures, ou pour parfaire un entretien anti-moisissure, exposez le bateau au soleil pour l’aérer et / ou le sécher.

 

– Avant d’appliquer un produit fongicide, commencez par débarrasser votre bateau de toute mousse indésirable, avec une brosse ou un grattoir.

 

– Vos nettoyants ordinaires, spécialisés pour la coque / le pont / polyvalents, sont efficaces sur les mousses.

 

– Par ailleurs, un anti-mousse spécifique peut s’utiliser à divers endroits du bateau, à différents moments de son entretien :

 
  • Vous pouvez l’utiliser sur le pont avec un pulvérisateur à pompe.
  • Vous pouvez l’utiliser moment du carénage, après avoir bien décapé le bateau.
 

Laissez agir jusqu’à une journée, et rincez au jet !

 

– D’autres produits sont appréciés des plaisanciers, et peuvent également traiter vos selleries et vos tauds :

  • L’acide oxalique est très efficace, à rincer abondamment.
  • La poudre de borax à diluer sert sur toutes vos surfaces, dont vos tissus.
  • Le vinaigre blanc, produit magique, écologique et « miracle » (il sert à tout !) est à vaporiser et laisser reposer.
  • Un mélange de sel et de vinaigre forme une pâte, à frotter notamment sur le bois de votre pont en teck.
  • L’eau de javel diluée est très efficace sur les micro-algues incrustées dans la coque. Elle ne blanchira pas votre coque jaunie mais peut blanchir votre teck, dont faites attention à ce facteur.
 

Brossez légèrement si cela est nécessaire, rincez toujours au jet, et laissez bien sécher.

 

Chapitre 6 : Comment Nettoyer la Rouille et Enlever la Rouille sur l’Inox

   

Le mildiou n’est pas le seul élément décoratif qui s’invite importunément sur votre bateau pourtant si bien entretenu.

 

L’eau et le sel sont propices à la rouille qui attaque les parties en acier de votre bateau, mais s’incruste aussi sur son gelcoat, notamment sur les parties en contact avec l’acier.

 

Dans ce chapitre, nous allons aborder toutes les manières de prendre soin des pièces en inox, qui si elle sont plus petites que votre coque ou votre pont, n’en n’ont pas moins le droit d’être rutilantes !

 

Et nous nous attaquerons à la rouille en général, qu’elle s’en prenne à l’acier ou au gelcoat.

   

1/ Entretien et lavage des inox

 

Pour entretenir et faire briller vos inox (garde-corps, taquets, balcons de proue, chandeliers, winchs, pontets et autres pièces…) des produits spécifiques existent pour chaque étape.

   

QUEL MATÉRIEL ?

 

Pour travailler :

 

– Des gants en caoutchouc

– Une éponge douce ou un chiffon

– Un chiffon microfibre

– Un pinceau (facultatif)

 

Pour nettoyer l’inox :

 

– Une pâte ou un liquide spécifiques

 

Pour traiter la rouille sur l’inox :

 

– Un produit antirouille à vaporiser

– Et / Ou Un gel dérouillant passivant (notamment pour les surfaces moins lisses, avec vis et boulons)

 

Pour traiter la rouille sur le gelcoat :

 

– Un produit antirouille spécial gelcoat

   

Avant même d’être colonisé par la rouille, l’inox mérite d’être entretenu et nettoyé, comme tout le monde !

 

Cette précaution le pare contre les saletés, traces de fumée et de calamine, la graisse, l’oxydation… et faite « proprement », elle ne l’abîme ni ne laisse de tâches.

 

Tout d’abord, pour l’entretenir au quotidien, rincez-le régulièrement à l’eau claire et lorsqu’il est sec, n’hésitez pas à passer un chiffon microfibre sur les parties qui récupèrent de la poussière.

 

Ne le nettoyez jamais avec une éponge grattante ou en métal qui le rayerait. Gardez certains produits éloignés, comme la javel, les produits acides et anticalcaires.

 

Pour nettoyer votre inox en profondeur, réservez cette tâche à la fin du nettoyage complet de votre bateau.

 

Nettoyer l’inox avec un produit liquide :

 

– Diluez ou non votre produit liquide en fonction du degré de saleté.

– Appliquez avec l’outil de votre choix : éponge, chiffon, ou pinceau.

– Laissez agir jusqu’à 15 minutes.

– Frottez avec votre éponge.

– Rincez à l’eau claire.

– Pour rendre à l’inox son éclat : passez un chiffon imbibé de vinaigre blanc, sans rincer.

 

Alternative : nettoyer l’inox avec une pâte à polir :

 

– Appliquez une petite quantité de pâte sur un chiffon et frottez en faisant des mouvements circulaires. Pensez à la brosse à dents pour les recoins.

– Essuyez avec la partie propre de votre chiffon, et recommencez sur les tâches persistantes.

– Nettoyez tout résidu et film gras avec un chiffon microfibre.

   

2/ Rénovation des inox

   

Passons à cette fameuse rouille : le polishage de votre inox devrait avoir éliminé en partie le problème de la rouille.

Mais il existe des produits alternatifs, qui peuvent être plus pratiques sur certaines surfaces.

 

Contre la rouille sur l’inox :

 

– Il suffit de vaporiser un produit antirouille, de le laisser agir une trentaine de secondes, puis de l’éliminer au chiffon et de le rincer.

 

– Le gel dérouillant passivant, à appliquer au pinceau, s’attaquera à l’oxydation, à la corrosion, et à la rouille. Celle-ci disparaît généralement sans frottage, mais l’on peut aussi utiliser une brosse à dents. Sa texture présente l’avantage de limiter les coulures.

 

À rincer avec un chiffon humide quelques secondes après l’application.

 

Remarque : Qu’est-ce que « passiver » ? Il s’agit de ralentir le processus de corrosion d’un métal, grâce à un film protecteur.

 

Contre la rouille sur le gelcoat :

 

– Humidifier le gelcoat au préalable, pulvériser le produit, puis le rincer. Un produit adapté fera disparaître la rouille sans même avoir à la frotter.

 

Chapitre 7 : Comment Entretenir le Moteur

 

Cela ne vous étonnera pas, entretenir régulièrement son moteur garantit sa durée de vie, et par extension, l’indispensable sécurité à bord.

 

Une première précaution, pour commencer, est de toujours garder à bord manuels, outils et pièces de rechange.

 

Pour une utilisation optimale, faites tourner votre moteur en fonction de la plage d’utilisation recommandée par le constructeur, en général environ 300 tours / minute.

 

Pendant l’utilisation du moteur hors bord, une vérification simple, pour contrôler le bon fonctionnement de la pompe de refroidissement, est celle du jet d’eau à l’arrière du moteur quand le moteur est démarré.

 

Après chaque sortie, drainez votre moteur hors bord et rincez-le (pour le rinçage, consultez le chapitre 8 sur l’hivernage du bateau). De même pour un moteur in-board, faites-le tourner à l’eau douce. Vérifiez toujours le niveau des liquides.

   

1/ Vidange et filtres

   

Tous les ans, ou toutes les 250 heures environ, vous êtes bon pour remplacer votre huile moteur et vos filtres.

 

Eh non, ça ne tombe pas toujours sur vous, c’est le lot de tous.

 

Pour faire votre vidange tout en remplaçant le filtre à huile :

 

– Placez un bidon pour récupérer l’huile moteur sous le bouchon de vidange, et protégez le sol avec des lingettes et / ou des journaux.

– Dévissez le bouchon de l’huile au-dessus du moteur, et le boulon en bas pour que l’huile s’échappe.

– Dévissez le filtre à huile avec la clé à filtre adaptée à cet usage.

– Remplacez l’ancien filtre par le neuf, en changeant également le joint, à huiler pour un meilleur serrage.

– Revissez manuellement pour ne pas serrer trop fort et rencontrer des difficultés au prochain remplacement.

– Quand votre huile est complètement vidangée, revissez le boulon de vidange.

– Utilisez un entonnoir pour la remplacer par cinq litres de l’huile adaptée à votre moteur.

– Faites tourner le moteur, vérifiez qu’il n’y ait pas de fuite et que la jauge confirme le remplissage.

   

Voici un tutoriel en vidéo:   

    

2/ Anodes 

   

Les anodes d’un moteur, en général au nombre de trois (vers l’arbre de l’embase, la chaise de l’hélice, les ferrures du safran), protègent de la corrosion, due au phénomène d’électrolyse qui a lieu dans l’eau, les parties métalliques du moteur.

 

On les dit « sacrificielles » car elles prennent l’usure à la place de ces parties essentielles. Elles peuvent avoir diverses formes, et être faites de divers métaux (zinc, magnésium, aluminium) en fonction des eaux dans lesquelles elles naviguent.

 

Pour les nettoyer, utilisez une brosse en métal pour vous débarrasser des oxydations. Ne les peignez ni ne les recouvrez d’aucun produit qui formerait une barrière et les empêcherait de remplir leur rôle.

 

Il est conseillé de les remplacer lorsqu’elles sont usées à 75% (cela peut correspondre à un an de navigation non-stop).

 

Il est typique de les changer à chaque carénage.

 

Si vous constatez une usure rapide des anodes, cela peut être significatif d’une fuite électrique sur le bateau.

 

Vérifiez vos branchements. Si au contraire elles ne s’usent pas, vérifiez leur serrage.

   

3/ Entretien du Circuit de refroidissement 

   

Pour le système de refroidissement par eau douce :

 

– Contrôlez régulièrement le niveau du liquide de refroidissement. S’il est bas, changez-le.

– Changez le liquide de refroidissement lorsque le moteur est froid (gare aux brûlures !).

– Ôtez le bouchon de remplissage et ouvrez les robinets de vidange pour vidanger le reste de liquide. Recueillez-le dans une cuvette / un bol.

– Une fois le réservoir vide, fermez les robinets de vidange et versez le nouveau liquide, adapté à la valeur des basses températures dont le moteur devra être protégé.

– Faites tourner le moteur pendant une trentaine de minutes, avant de vérifier le bon niveau du liquide de refroidissement.

 

Pour le système de refroidissement par eau de mer :

 

– Nettoyez à l’eau douce pour l’hivernage (cf. chapitre 8).

 

– Vérifiez l’état du filtre d’entrée et de l’ampellaire (la turbine) en retirant d’abord la plaque d’entrée (il faut en démonter les boulons). Retirez l’ampellaire avec une pince à bec et vérifiez si elle comporte des craquelures notamment au niveau des pales / ailettes, ou si une pale manque, auquel cas il faut la retrouver avant que des morceaux de caoutchouc ou néoprène fondus n’endommagent la turbine neuve.

 

– Nettoyez la plaque et les alentours des traces de l’ancien joint d’étanchéité.

 

– Si vous changez l’ampellaire, recouvrez la neuve de savon liquide et placez-la dans le moyeu à la place de l’ancienne, dans le même sens, en enclenchant bien les broches.

 

– Après avoir refermé la plaque, vérifiez que l’ampellaire est libre en actionnant la poulie d’entraînement de la pompe.

   

Autres vérifications :

 

– Tous les deux ans, vérifiez l’état de l’échangeur thermique.

 

– Contrôlez l’état du thermostat en faisant tourner le moteur et évaluant la température de l’eau à la sortie du thermostat (elle doit être tiède).

 

– Si votre moteur est équipé de valve anti-siphon pour empêcher l’eau de mer de s’infiltrer dans les cylindres, nettoyez les cristaux de sel qui s’y sont éventuellement accumulés.

 

– Votre circuit de refroidissement doit être nettoyé s’il y a des dépôts ou qu’il est bouché.

 

Utilisez un produit spécifique au moment du rinçage de votre moteur à l’hivernage (cf. chapitre 8).

 

– Vous pouvez également vérifier l’état de votre pompe de refroidissement moteur, turbine en caoutchouc placée dans l’embase, notamment en contrôlant la pression de la pissette moteur.

   

4/ Entretien du Filtre à air

   

L’entretien du filtre à air permet de protéger votre carburateur de l’invasion des particules de saleté.

 

Un nettoyage par saison est préconisé. Pour avoir accès au filtre, retirez les deux durites / vis / écrous qui mènent au filtre, et délogez celui-ci en tirant dessus fermement.

 

– Vérifiez l’élément en mousse et remplacez-le s’il est usé ou déchiré. S’il est sale, lavez-le avec un produit vaisselle et laissez-le sécher.

– Imbibez-le d’huile pour moteur et essorez-le.

– Vérifiez l’état du joint d’étanchéité en caoutchouc.

– S’il s’agit d’un filtre à air à double élément (avec du papier plissé en plus de la mousse ou d’un autre pré-filtre à laver), tapotez le papier plissé pour le débarrasser des poussières. Un boîtier doit également être dépoussiéré au chiffon sec.

– Si vous avez huilé la mousse / le pré-filtre dans un filtre à air à double-élément, ne mettez pas en contact le papier plissé avec cette surface.

– Si tout le filtre à air est endommagé, remplacez-le.

– Pour le repositionner, emboîtez fermement le nouveau filtre avant de réinstaller les durites / vis / écrous.

   

5/ Entretien des Courroies et turbines

   

Pour ce qui est de la turbine, reportez-vous à notre paragraphe sur l’entretien du circuit de refroidissement.

 

Son entretien est préconisé toutes les 500 heures de navigation.

 

Quant aux courroies

 

Le meilleur moyen de maintenir une courroie en bon état est de veiller à la propreté de la cale, à l’absence d’eau, d’huile, ou de rouille.

 

La courroie doit être correctement tendue, ni trop, ni pas assez. La courroie de distribution doit être changée toutes les 2000 heures d’utilisation à peu près.

 

Vérifiez également l’état de la courroie d’alternateur.

 

– Pour vérifier la tension, appuyez sur la courroie entre deux poulies. Son mouvement ne doit pas excéder 10mm (sa propre épaisseur).

– Si elle est détendue, desserrez la vis de fixation de l’alternateur et écartez celui-ci avec un objet solide en faisant levier. Resserrez ensuite la vis.

– Contrôlez l’usure des courroies, qui ne doivent pas frotter la gorge des poulies, mais les toucher sur les côtés.

 

Chapitre 8 : Comment Hiverner un Moteur de Bateau

   

L’entretien du moteur à l’occasion de l’hivernage est fondamental, pour le retrouver en parfaite santé au sortir de l’hiver.

 

La plupart des détails sont un peu techniques et nécessitent une application consciencieuse, l’aide d’une personne expérimentée, un peu d’expérience personnelle… tout cela si l’on ne désire pas faire appel à un professionnel.

   

1/ L’hivernage pour les moteurs hors bords

   

– Dessalez le moteur, soit en naviguant en rivière, soit en plongeant l’embase dans un bac d’eau douce, soit en utilisant des oreillettes de rinçage (ou « oreilles de Mickey »… ) à fixer sur les ouïes d’aspiration.

 

– Dans un bac d’essai, désencrassez votre moteur avec un nettoyant interne que vous mélangez au carburant, petit à petit, pendant cinq minutes. Noyez le moteur dans le même temps, puis laissez agir 20 minutes. Démarrez le moteur et laissez-le tourner à puissance maximale cinq minutes.

 

– Démontez le filtre à essence ou le séparateur d’eau et changez-le s’il est en mauvais état.

 

– Sur le moteur chaud, opérez une vidange moteur : dévissez les bouchons sur et sous le bloc moteur et récupérez l’huile usagée dans une cuvette jusqu’à égouttement total.

 

– Changez le filtre à huile en ayant pris soin de placer du papier absorbant sous la zone pour les rejets d’huile. Changez également le joint de ce filtre et huilez-le avant de le visser à la main.

 

– Versez une huile neuve correspondant au type de moteur.

 

– Changez la turbine de pompe à eau  (reportez-vous au chapitre 9 de notre article pour cette étape).

 

– Vidangez l’embase (reportez-vous au chapitre 11 de notre article pour cette étape).

 

– Ôtez le capot et nettoyez la tête motrice avec un pinceau et de l’essence, et un chiffon pour essuyer. Graissez-en les articulations et utilisez un produit anti corrosion.

 

– De la même façon, ôtez l’hélice et nettoyez la ligne d’arbre à l’essence. Il peut être nécessaire de changer la goupille d’hélice si celle-ci est abîmée ou tordue.

 

– Vérifiez l’état des bougies, brossez-les ou changez-les si nécessaire.

 

– Pour l’entretien des batteries et des anodes, reportez-vous respectivement aux chapitres 4 et 7.

   

Voici un tutoriel en vidéo:

     

2/ L’hivernage pour les moteurs in-board

   

– Avant toute chose, consultez le guide d’entretien de votre moteur pour toute indication spécifique.

 

– Placez des lingettes absorbantes dans la cale sous le moteur.

 

– Versez un stabilisateur à essence dans votre réservoir.

 

– Versez un absorbeur d’eau ou un traitement essence si de l’eau s’est infiltrée dans votre gasoil (moteur diésel).

 

– Dessalez votre moteur. Installez un adaptateur de rinçage au niveau de l’embase, auquel s’adjoint le tuyau d’arrivée d’eau douce. Démarrez le moteur et faites-le tourner ainsi à l’eau douce, au ralenti, pendant 45 minutes. Les résidus seront dispersés et les produits circuleront dans le moteur. Arrêtez le moteur.

 

– Remplissez votre kit d’hivernage d’un bidon d’antigel non toxique ou versez un bidon d’antigel dans le filtre à eau.

 

– Remplacez le tuyau d’arrivée d’eau par le kit d’hivernage pour injecter l’antigel, et faites tourner le moteur jusqu’à épuisement du liquide. Il faudra penser à l’évacuer au printemps en rinçant le moteur à l’eau douce.

 

– Retirez le capot moteur, et éventuellement le filtre à air.

 

– Démarrez le moteur à nouveau. L’eau est purgée par le système de refroidissement et progressivement remplacée par l’antigel. Vidangez le bloc, les coudes, les collecteurs, les échangeurs. Puis l’antigel commence à son tout à être évacué au sol, préservez-en les ¾ dans le réservoir.

– Pulvérisez de la « fogging oil » (huile à brumiser) dans les entrées du carburateur ou l’entrée spécialement conçue pour cet usage, pour protéger de la corrosion. Fermez le moteur quand de la fumée bleue commence à s’en échapper.

– Dévissez les drains du moteur pour faire passer l’antigel dans la cale moteur.

 

– Retirez les bougies, pulvérisez de la fogging oil dans les cylindres, et changez les bougies, si nécessaire.

 

– Changez la turbine, les vis patinées, les anodes si besoin.

– Vidangez l’huile moteur et l’huile dans l’embase, remplacez-les par des huiles neuves (ou attendez le printemps pour éviter leur altération), puis changez les filtre à huile, les filtres à essence et les séparateurs d’eau.

 

– Contrôlez et changez si nécessaire le liquide de transmission ainsi que la tension des courroies et leur usure.

 

– Rincez le moteur, essuyez-le avec un chiffon puis protégez le moteur avec un produit anti corrosion sur les parties mobiles et métalliques, électriques et électroniques du moteur.

 

– Graissez les pièces mobiles, les cardans, l’arbre d’hélice.

 

– Éventuellement, repeignez l’embase.

 

– Au printemps, contrôlez les durites, les raccords d’essences, ainsi que l’état des vis et des boulons.

   

Chapitre 9 : Comment Changer la Turbine sur un Moteur de Bateau

    turbine

Nous avons vu quelle était la marche à suivre pour entretenir et changer la turbine sur le moteur de votre bateau inboard dans le chapitre 7.

 

En effet, c’est une étape majeure de l’entretien du moteur et notamment de son circuit de refroidissement.

 

Son rôle est de brasser l’eau de mer aspirée au-dessus de l’hélice et de la propulser jusqu’à la tête motrice pour refroidir le moteur.

 

Complétons cette manipulation courante par un guide de changement de la turbine, cette fois-ci sur un moteur hors-bord.

 

Pour procéder au changement de la turbine sur un moteur hors-bord, il faut :

 

– Tout d’abord, en retirer l’embase. Placez la commande de l’inverseur en position marche arrière. Avec des clés plates et des clés à pipes, dévissez la tige (celle de commande inverseur ou en cannelure) qui maintient l’embase. Démontez tous les boulons de fixation (normalement au nombre de quatre : laissez-en un partiellement attaché pour que l’embase ne tombe pas au sol lorsque les premiers sont démontés). Tirez enfin sur l’embase pour la déloger.

 

– Vidanger l’huile (reportez-vous au chapitre 11 pour un guide complet).

 

– Accédez à la pompe en dévissant le joint de sortie et en démontant les boulons : vous avez accès la turbine. Contrôlez l’état de la pompe et de la turbine. Comme pour la turbine du moteur inboard, inspectez les éventuelles craquelures, tous dommage ou déformation notamment sur les ailettes en caoutchouc.

 

– Si l’arbre de transmission présente des entailles ou bavures, limez-les ou poncez-les au papier abrasif fin.

 

– Si la turbine est effectivement endommagée, changez-la avec une turbine adaptée. Graissez l’arbre de transmission (jusqu’en haut en épargnant son extrémité plate), et installez la nouvelle turbine sur l’arbre de transmission.

 

– Graissez le corps de pompe et encastrez-le par-dessus : faites tourner l’arbre moteur dans le sens horaire en appuyant le corps de pompe vers le bas.

 

– Faites le plein d’huile (reportez-vous une nouvelle fois au chapitre 11).

 

– Pour finir de replacer le tout, graissez la tige d’inverseur, les tiges des boulons.

 

– Repositionnez l’embase sur le reste du moteur en vous assurant de garder le sens marche arrière.

 

– Faites tourner le moteur à l’eau douce et contrôlez la sortie de l’eau, en en marche avant, neutre, et marche arrière.

 

Chapitre 10 : Comment Mettre de l’Antigel dans un Bateau

    antigel

L’antigel, liquide caloporteur semblable dans sa composition au liquide de refroidissement, a pour fonction de diminuer le point de congélation de certains liquides comme l’eau.

 

L’antigel que vous utilisez dans votre bateau doit être non toxique / sans danger pour l’environnement, donc différer d’un antigel d’automobile.

 

Pour le moteur, il ne faut pas utiliser d’antigel de plomberie, qui n’est pas adapté car il n’empêche pas la corrosion.

 

La concentration de l’antigel en glycol (et donc sa dilution éventuelle, si le produit n’est pas déjà dilué et prêt à l’emploi) est à adapter aux températures les plus basses attendues en fonction de la région dans laquelle se trouve votre bateau.

 

Un réfractomètre est un appareil qui peut mesurer la concentration de glycol dans le produit et donner ainsi le degré de protection qu’il fournit (c’est-à-dire, jusqu’à quelle température il assure sa fonction).

 

L’antigel ne se verse pas uniquement dans le moteur, mais également dans d’autres parties du bateau en contact avec l’eau, notamment :

 

– Le réservoir tampon sous le récepteur de douche, à travers son bouchon de remplissage. Pour ce faire, vidangez d’abord le réservoir avec la pompe de la douche, versez l’antigel, puis faites fonctionner la pompe à nouveau jusqu’à ce qu’un peu d’antigel ressorte.

 

– La pompe de cale.

 

– Les toilettes et le réservoir septique.

 

– Le chauffe-eau, la climatisation et le groupe électrogène s’il y en a.

 

Pour le moteur, l’antigel pour l’hivernage est indispensable : il empêche tout simplement le bloc moteur de gonfler par le gel et de casser. Il s’agit surtout de bien suivre les indications du manuel propriétaire, car chaque moteur présente ses petites spécificités.

 

Mais en règle générale, comme nous l’avons vu dans le chapitre 8 :

 

– L’antigel se verse après avoir dessalé le moteur pour l’hivernage.

 

– L’antigel est versé dans un kit d’hivernage ou un seau dans lequel est plongée la durite d’alimentation de la pompe à eau.

 

– Le moteur est démarré, l’antigel est injecté et l’eau évacuée est remplacée par l’antigel.

 

– Quand l’antigel commence lui-même à être évacué, et avant la fin du bidon / seau rempli d’antigel, l’on arrête le moteur.

 

– Après l’hivernage, l’antigel est vidangé par l’échappement par rinçage du moteur à l’eau douce.

 

Chapitre 11 : Comment Vidanger l’Huile d’Embase

   

La vidange de l’embase se fait une fois par an, ou encore toutes les 100 heures.

 

C’est le geste indispensable à la longévité de l’embase.

 

Cette vidange permet, entre autres, de purger les polluants et de vérifier qu’il ne s’est pas créé de « mayonnaise », une mixture blanche / café au lait… plus fade que ragoûtante… résultant d’une infiltration d’eau dans l’huile.

 

La mayonnaise indique que le bloc hélice n’est plus étanche, auquel cas une intervention de remplacement des joints toriques est nécessaire.

 

Dans l’huile peuvent également se trouver des déchets de type limaille, significatifs d’usure, auquel cas il faut faire réviser le moteur par un professionnel.

 

Utilisez l’huile adaptée à votre moteur.

 

Il faut notamment en respecter la viscosité et sa norme API.

 

Il vous en faudra entre 500 ml et 1 litre.

 

Pour vidanger l’huile d’embase :

 

– Portez des gants.

 

– Fluidifiez l’huile en faisant tourner le moteur quelques minutes dans l’eau.

 

– Nettoyez votre embase.

 

– Veillez à ce que votre moteur soit bien vertical.

 

– Placez un récipient sous l’embase pour récupérer l’huile usagée.

 

– Avec, au besoin, un tournevis plat, dévissez les vis ou bouchons de vidange : d’abord la vis supérieure (le bouchon de niveau) pour créer un appel d’air, puis celle du bas (bouchon de vidange). Laissez l’huile usagée s’écouler dans votre bac pendant une dizaine de minutes.

 

À côté du bouchon de niveau peut être situé une vis plus petite correspondant au circuit d’eau pour le rinçage du moteur, qu’il ne faut donc pas confondre.

 

– Vous pouvez profitez de « l’opération vidange » pour remplacer les joints de ces vis par des joints neufs.

 

– Remplissez le compartiment avec l’huile neuve. Contrairement à la vidange moteur, cela se fait par l’orifice du bas, sous pression, pour éviter la formation de bulles d’air. À l’aide d’un tube d’huile d’embase / une pompe de remplissage / une seringue spéciale, injectez donc l’huile jusqu’à ce qu’elle commencer à déborder par le haut.

 

– D’un geste rapide, revissez le bouchon de niveau puis retirez le tube / la pompe / la seringue et refermez le bouchon de vidange. Vous pouvez boucher le trou inférieur avec un doigt pour prendre le temps de mettre la deuxième vis.

 

– Jetez l’huile usagée dans un lieu prévu à cet effet.

   

Maintenant c’est votre tour

   

De la coque au moteur et des cales au plafond, nous avons ensemble passé en revue toutes les étapes essentielles au bon entretien d’un bateau à moteur.

 

Plus vous bichonnerez votre navire, plus vous saurez l’apprécier et en apprécier la longévité.

 

Tant d’heures de bons et loyaux services au gré des éléments n’en méritaient pas moins.

 

Bien sûr, un simple guide, aussi exhaustif puisse-t-il être, ne saurait remplacer votre expérience et vos recherches personnelles sur l’entretien de votre bateau.

 

Les contingences font de votre existence de marin une expérience singulière, qu’un seul livre ne saurait définir !

 

Vous vous adapterez donc aux circonstances, à votre bateau, à votre environnement, aux évolutions du temps, aux possibilités qui s’offrent à vous…

 

Tous vos manuels près de vous vous garderez, et avec vos voisins de bonnes relations vous entretiendrez !

 

N’hésitez pas à apprendre auprès d’autres plaisanciers, d’experts, et de faire appel aux professionnels lorsqu’une tâche vous dépasse.

 

Nourrissez-vous de vos expériences, des ratés des uns et des autres (de vous-même, donc !), de la littérature et échanges abondants qui abreuvent les rayons spécialisés de nos bibliothèques et nos moteurs de recherche.

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